Eric Adam


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Exhibitions

THE ORIGIN OF THE WORLD WIDE WEB

Dans sa nouvelle exposition personnelle à la Jozsa Gallery, Eric Adam franchit pour la première fois la limite de la toile pour aborder l’objet peint en réalisant une série d’ordinateurs portables. Après ses toiles grand-format de routes, de portraits et de vitrines de magasins, il s'immisce dans notre intimité avec des miniatures ironiques de ces incontournables objets de notre quotidien.
L'artiste bruxellois nous propose une réflexion sur la notion d’intimité ou plutôt son absence: n’avons-nous pas l’impression, une fois devant notre ordinateur, que le monde nous appartient alors que nous oublions que le monde peut, lui aussi, se connecter à nous, entrant sans y être invité dans notre intimité ? Nous vivons notre quotidien dans une forme d’illusion. Celle de vivre constamment entouré de contacts sociaux. Mais ceux-ci ne sont le plus souvent que virtuels alors que nos relations avec le monde réel manquent d’authenticité voire de vérité !
La toile « The Cave » renvoie directement à la célèbre allégorie de la caverne de Platon. Nous ne voyons de la réalité que la projection d’ombres au travers de l'écran lumineux de l'ordinateur, un monde tronqué par sa virtualité.
Dans la série de peinture Windows, Eric Adam peint ses personnages perdus dans le monde virtuel. Ces toiles renvoient directement à « la Lectrice » de Vermeer peinte en 1664. Le peintre hollandais y représentait une jeune femme dans un moment intime. La lumière provenant du dehors et la présence d'une carte géographique nous renvoyait vers un extérieur lointain. Devant ce chef d’œuvre, on laisse vagabonder notre imagination : son mari est sans doute parti dans les colonies, la lettre est peut-être de lui, la nouvelle est bonne ou mauvaise à moins qu’il ne s’agisse d’un courrier de son amant… quelques éléments seulement dans ce tableau et nous voilà transposés par la magie de notre imaginaire dans une histoire. On passe de l'intime à l' "ailleurs" sans ne rien savoir de la missive, une intimité restée inviolé depuis 4 siècles et pourtant nous partageons toujours sa proximité. En 2011, le lecteur ou la lectrice "se connecte" à sa boîte de messagerie, à son réseau social. La solitude est toujours présente mais nos messages sont traçables et potentiellement publiques. Les amis qui se comptent par centaines sont virtuels et les délateurs bien réels.
Ainsi, au fil de cette exposition, Eric Adam joue avec le mot « toile ». A l’heure où Google Art Projet attrape dans ses filets les plus grandes toiles de l’histoire de l’art, nous permettant d’y découvrir les plus détails les plus infimes, Eric va picorer les images sur le web pour en faire les sujets de ses nouvelles peintures, nous plongeons dans les contradictions générées par nos passages quotidiens entre réalité et virtualité.
Dans sa série d'objets petits Fakebook, il balaie un large spectre d’images qui va de Monsieur tout-le-monde aux scènes légendaires du cinéma, des détails de toiles de grands-maîtres aux "stars" actuelles de la politique. Berlusconi, Sarkozy ou encore Bart De Wever qui font quotidiennement la Une sont-ils encore des politiciens ? Avec Twitter et la prolifération de la presse en ligne, nous sommes entrés dans la politique de l’instantanéité, ne donnant plus le recul nécessaire au citoyen sur les fondements de l’événement. Prenons en comme exemple la gestion de l'information de la crise belge où la moindre petite phrase anodine est désossée alors que d'autres part on ne donne pas au citoyen accès aux contenus des dossiers qui en sont la source principale. En supprimant les débats de fond, tout est fait pour nous plonger dans l’événementiel de même quand il s’agit de Wikileaks et de la diffusion de ses informations volées.
L’Origine du Monde de Courbet se trouve en bonne place dans cette exposition. N’est-elle pas à mettre en parallèle avec notre attitude qui nous fait refermer notre ordinateur à l’approche d'un regard intrus alors que nous exposons, avec une certaine naïveté, à la curiosité de la nuée de personnes connectées sur la toile.
Et que dire de la majorité des internautes qui se cachent pour regarder des films pornographiques sur le web. Les Fuckbook présentés ici sont des miniatures érotiques réalisées au partir d'images pornographiques banales puisées directement de la « toile » et reproduites sur "toile".
Mais comme rien n'est jamais évident, ce sont ces mêmes ombres virtuelles qui provoquent aujourd'hui des révolutions, bien réelles, telles celles du monde arabe








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SHOP TILL YOU DROP





Using advertising slogans as a pretext, Eric Adam (La Louvière 1960) presents us paintings as windows on the world, exposing a staged consumerist system, a cruel and ironic reflection on our society. Without being provocative, Eric Adam points his finger at a shocking reality with the harsh perspective he has always had on the world that surrounds us.
The artist has accustomed us to mises en abyme of the excesses of contemporary society, the fallen icons, twisted (The Fake); the icons he demystifies without complacency while saving them from obscurity (Re-mastered Stroke); the homosexuals he criticises in their desire to be acknowledged as such at the risk of losing their identity (The Making of...); The Roads, quintessence of our contemporary landscapes, illusion of a departure to elsewhere, the news transformed in irony-laden alarm bells ((Bad) News from the World).
This time, Eric Adam exploits the staging of our consumerist patterns: the reflection games confusing the window shopper and the shop front mannequin in similar postures. In doing so, the artist places us, spectators, at the centre of the intellectual construction of his painting, he sends us back our own image, that of a social and political art lover. He represents us in all our contradictions and our desires. In short, he points a finger at us.
This game puts us in a new perspective of reality. All the little details of everyday life that elude us suddenly take a different meaning both critical and contrasted: the veiled Muslim woman passing by a sex shop window rue du Brabant; the young man with his mimetic attitude looking at the display of a clothing shop; the beheaded dummies that should put us off; the homeless, emblematic character of our shopping streets, although sole representative of humanity in this street, ignored by passers-by on account of sheer indifference or... fear of death.
Undoubtedly, the Shop Till You Drop series, as was The Fake magazine series, is a representation of an idyllic world that plunges us somewhere between reality and virtuality, that channels and markets our dreams. Each of these representations is a world unto itself, typified and which, for a moment, the passers-by feel that they belong to. Paintings, subjects to cash the same way the goods displayed are, belong to the same system. A system from which the artist cannot escape... if only by generating a disturbance in the narrative convention.

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THE FAKE




In the 80’s and 90’s, The Face was the bible for anyone interested in the art of living, fashion, subversion and transgression. Eric Adam’s new series, entitled « THE FAKE », transcends the covers of the British magazine. The images of the stars, then at the peak of their glory and often pop versions of conceit, become, despite the vivid shades of the paintings, the signs of days gone by, erased and soon illegible on dog-eared magazines.
Using the iconographic spectrum present in « The Face », from pop stars to drugs, the painter depicts a universe as such, not only that of a magazine but also a way of observing and describing our world
The artist questions the very notion of the image, its manipulation and its actual meaning.
Beyond voluntary demystifications and hidden hypocrisies, how does it relate to the world, what is its real significance ?
While pursuing its recording of contemporary evolution, now Eric Adam questions...
Where do truth and lies stand between the original and its pictural representation ? How important are the image and its interpretations to us ? This questioning recalls the relevance of a present journalistic debate : the impact of manipulating media.

Beyond the clear line and the smooth aspect of the works, the painter unveils a critique on formatted information which only delivers images of made-up bodies being directed? Far from American Pop Art which represented and simplified images (Marilyn never posed for Warhol), Madonna, Robbie, Bjork, on the contrary, are fully in charge of their own image and participate in the general enactment and falsification of the image. But eventually, if the artist isn’t being fooled, isn’t he fooling us ?
Eric Adam directs his own art by taking on this game of true or false completely. The soundness of his work lies in the depiction of manipulation. The subject becomes then the falsification of an actual work. The artist indeed overtly manipulates and yet demonstrates that he is no usurper...

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Works



photo gallery

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Biography

ERIC ADAM (1960 La Louvière, Belgium)

Lives and works in Brussels
1985 Degree from ERG, Brussels

SOLO SHOWS

2008
2007
2006
2002
1998
1997
1996
1995

GROUP EXHIBITIONS

2009
2008
2006
2005
2004
2002
2000
1998
1997

PRESS

Boffel, Hans. The Fake, Knack Focus, 24 janvier 2008, p.77 /in .pdf

extract - exhibition - BELGIË 58 /in .pdf

TEXTS

The Making of Adam /in .pdf

NEWS